Unité d'italien
Responsable d'unité
Tiziana Stevanato
tiziana.stevanato(at)ilmh.be
Pourquoi étudier l’italien aujourd’hui ?
C’est la question que se posent beaucoup de lycéens qui, désireux de s’inscrire dans une grande école de traduction, doivent choisir leur combinaison linguistique. En effet, si l’étude de l’anglais ou de l’espagnol semble aller de soi, il n’en est pas de même pour celle de l’italien. Pourtant il y a bien des raisons qui peuvent décider les jeunes gens d’aujourd’hui à apprendre cette langue. En voici quelques-unes.
Parlé par plus de 65 millions de personnes, l’italien est tout d’abord une des grandes langues de culture de l’Europe. Pendant des siècles, l’Italie a été l’éducatrice de notre continent. Les chefs-d’œuvre qu’elle a produits dans d’innombrables domaines – littérature, musique, beaux-arts, sciences – ont façonné la physionomie de l’Europe. Apprendre l’italien, découvrir la culture qui s’est exprimée dans cette langue, c’est se donner une clé pour mieux comprendre l’identité européenne.
Mais n’allons pas croire que ce dynamisme culturel n’appartienne qu’au passé. L’Italie d’aujourd’hui n’est pas moins créative que celle d’hier. Mode, design, gastronomie, technologies de pointe, mais aussi cinéma, littérature sont quelques-uns des domaines où elle tient dignement son rang et parfois même où elle occupe une position dominante. Les petites et moyennes entreprises italiennes sont bien présentes en Europe et constituent des partenaires commerciaux de choix. Enfin l’italien est, depuis le début de l’aventure européenne, une des langues officielles de l’Union. Même s’il a perdu de son poids au sein des Institutions, il continue d’être régulièrement utilisé dans les multiples organisations qui gravitent autour du Parlement.
Cette présence de l’Italie dans l’économie, la culture et la politique européennes contemporaines génèrent une importante masse de textes qu’il faut souvent traduire en français. Couplé avec une autre grande langue européenne, comme l’anglais ou l’allemand, l’italien assure de réelles possibilités de travail.
Débouchés professionnels
Le principal débouché demeure, bien sûr, la profession de traducteur ou d’interprète. Comme on l’a déjà rappelé, les échanges économiques avec l’Italie sont nombreux et génèrent une quantité non négligeable de textes à traduire.
L’italien est aussi une des langues souvent employées dans certaines institutions gravitant autour de l’Union Européenne.
Mais bien d’autres métiers sont accessibles à nos étudiants. Certains de nos anciens travaillent dans des banques ou des entreprises qui entretiennent de fréquents rapports avec l’Italie. Ils ne sont pas forcément traducteurs ou interprètes, mais leurs compétences linguistiques sont mises à contribution dans de nombreuses occasions : réunions, contacts téléphoniques, gestion et développement de projets avec l’Italie, etc. D’autres encore s’orientent vers l’enseignement. Car, si l’italien est peu représenté dans nos écoles secondaires, il fait en revanche partie de l’offre de beaucoup d’écoles de promotion sociale. Enfin certains diplômés de notre section ont choisi de s’établir en Italie et y exercent avec succès le métier de traducteur ou d’enseignant.
L’italien à l’Institut libre Marie Haps
L’italien est enseigné à l'institut depuis la fondation de la section traduction-interprétation à la fin des années cinquante. D’une durée de cinq ans, le cursus complet ne nécessite aucune connaissance préalable de l’italien. C’est la raison pour laquelle il débute par une longue phase de découverte de la langue.
Au cours des deux premières années, une série de cours gradués permettent en effet aux étudiants d’assimiler les structures phonétiques, grammaticales et lexicales de l’italien contemporain. Cette conquête de la langue, tout à la fois exigeante et exaltante, est couronnée, au seuil de la troisième année, par un séjour de quatre mois en Italie – à Trieste, Forlì ou Milan – dans une institution d’enseignement supérieur de niveau universitaire partenaire de Marie Haps. Plongés pendant un quadrimestre dans un univers linguistique qui n’est pas le leur, nos étudiants mettent en pratique tout ce qu’ils ont appris pendant les deux années précédentes et reviennent de ce séjour forts d’une solide connaissance de l’italien. A leur retour, ils suivent un copieux programme composé de cours d’introduction à l’histoire et à la géographie italiennes, de traduction (une discipline déjà abordée en deuxième année) et d’une initiation à l’interprétation.
Les deux dernières années – le master – sont consacrées presque exclusivement à l’étude de la culture italienne (histoire, littérature, histoire de la langue, médias, etc.) et à l’approfondissement de la pratique de la traduction (traduction générale, mais aussi de textes économiques, scientifiques, juridiques, etc.) ou, pour ceux qui ont choisi cette orientation, à l’interprétation (consécutive et simultanée). Un mémoire de fin d’études et un stage dans une entreprise ou une administration permettent d’appliquer les connaissances acquises au cours de la formation. Ainsi, au terme de leur cursus, nos étudiants disposent-ils d’une solide connaissance, à la fois passive et active, de la langue et de tous les outils nécessaires pour aborder la profession de traducteur ou d’interprète.
L’équipe pédagogique de l’unité d’italien est constituée de cinq enseignants, traducteurs ou philologues. Quatre d’entre eux sont philologues et s’occupent plus particulièrement des cours de traduction vers le français. Une enseignante italophone se charge, quant à elle, des cours de pratique de la langue. Enfin, pour des matières bien spécifiques, comme la traduction technique et scientifique ou l’interprétation, l’unité d’italien fait appel, en partie, à des experts.


