Interviews
Michaël Deboeur-Beylesse
Interprète et Juriste
Après avoir réussi une Licence (Master) en Droit à l'Université de Liège en 2001, Michaël a continué ses études à Marie Haps. En 2005, il a obtenu une Licence (Master) en Interprétation.
Quelle est votre situation professionnelle actuelle ?
Je travaille actuellement en qualité d'interprète permanent pour le SPF Emploi (anciennement Ministère fédéral de l'Emploi). Nous assurons en équipe la traduction simultanée (français/néerlandais) des réunions des commissions paritaires. J'ai, parallèlement, une activité d'indépendant à titre complémentaire que je consacre à des conférences sur le marché privé ou à de la traduction, essentiellement dans le domaine juridique.
Quels sont, selon vous, les points forts de Marie Haps ?
Grâce à sa taille moyenne, Marie Haps peut offrir aux étudiants un encadrement presque personnalisé. Le cours est basé sur un échange, sur des questions-réponses. Le temps est pris d'éclairer les zones d'ombre qui pourraient exister sur tel ou tel point. Ce qui est vrai en traduction, où les grosses classes comptent une vingtaine d'élèves, l'est encore plus pour la section d'interprétation. Dans les autres écoles, les étudiants sont parfois, en fonction des groupes de langues, à 7 ou 8 pour un cours d'interprétation simultanée ou consécutive. J'ai pour ma part suivi ma formation en néerlandais à deux et en anglais à cinq. Le professeur a plus souvent la possibilité de nous écouter et de corriger le tir. L'exercice est beaucoup plus productif que d'interpréter sans avoir de retour sur sa prestation. Et surtout, l'ambiance y est très conviviale. Car bien plus que ce que l'on fait, c'est l'atmosphère dans laquelle cela se déroule qui prime...
En quoi le fait d'avoir étudié à Marie Haps vous a-t-il aidé dans votre carrière professionnelle ?
La recherche de l'excellence à tout moment est le premier objectif. C'est une formation très exigeante rejetant l'à-peu-près et axée sur le principe du "qui peut le plus, peut le moins". Ce n'est pas toujours facile au moment même, mais ça prépare bien à la vie professionnelle.
Une formation Marie Haps est-elle équivalente à une formation universitaire ?
Oui et non. Oui car le diplôme de traducteur ou d'interprète que vous obtenez à Marie Haps vous ouvrira les portes de tous les emplois (de traducteur, interprète ou autre) pour lesquels un diplôme universitaire est le minimum requis. Non en revanche, et c'est le revers de la médaille "encadrement" : la formation à Marie Haps est, par nature, pratique. Elle implique une vérification continue des connaissances. Elle se distingue en cela de la formation universitaire dans laquelle on évalue l'aptitude des étudiants à gérer d'importants volumes théoriques, avec tout ce que cela comporte : gestion d'un cours de 1000 pages, aptitude à disséquer une matière, à la retourner dans tous les sens et à faire le lien avec d'autres, à isoler la logique sous-tendant un principe… À l'université, le travail se fait seul : l'étudiant doit gérer par lui-même son temps, son implication dans son travail. Sans incitant ni pression en cours d'année, il devra finalement être prêt lorsque viendront les examens... Ce sont deux approches différentes.
Marjorie Lestienne
La qualité universitaire avec une approche humaine
Après une Licence (Master) en Traduction, Marjorie Lestienne a également obtenu une Licence (Master) en Interprétation en 2005. Elle a d'abord travaillé comme Attachée à la Direction "Réglementation Chômage" à l'Office National de l'Emploi (ONEM) comme traductrice. Elle est aujourd'hui responsable marketing d’un hôtel à Crans-Montana en Suisse où elle gère le portefeuille client, les relations avec les tour operators, l’accueil des clients et la gestion des contrats avec les fournisseurs.
Quels sont, selon vous, les points forts de Marie Haps ?
Une formation solide en culture générale (grâce, notamment, aux nombreux cours généraux du bac). L’attitude générale des professeurs est de nous rendre curieux et de chercher à nous cultiver par nous-mêmes. Pour l’étude du néerlandais, le fait que l’école soit située à Bruxelles constitue un atout précieux (possibilité de rencontrer très facilement la communauté néerlandophone de Bruxelles). Par extension, applicable aux autres langues grâce au statut de capitale européenne de Bruxelles. Infrastructure et matériel modernes. Qualité de l’enseignement : ce point fort se fait de plus en plus sentir au fur et à mesure que l’on avance dans les années d’études. Exigence des professeurs. Le fait que bon nombre de professeurs soient actifs dans la vie professionnelle de la matière étudiée (professeurs interprètes et/ou traducteurs sur le marché). Cela les rend à même de mieux nous former (aspect professionnalisant de la formation).
En quoi le fait d'avoir étudié à Marie Haps vous a-t-il aidé dans votre carrière professionnelle ?
Une valeur précieuse prônée par Marie Haps est l’entraide entre étudiants (contrairement à ce que l’on peut voir dans certaines études, où l’accent est mis sur la compétition). Une fois dans la vie professionnelle, cela facilite énormément l’organisation du travail en équipe. Comparées aux études universitaires, les études à Marie Haps sont très "professionnalisantes" grâce aux nombreux stages effectués (surtout en dernière année d’interprétation), ce qui permet à l’étudiant d’arriver bien préparé sur le marché de l’emploi. Les professeurs mettent l’accent sur la préparation des étudiants au marché de l’emploi et les incitent à devenir autonomes.
Marie Haps offre la qualité d’un enseignement universitaire, combinée avec une approche humaine : petits groupes, suivi des étudiants… Il n’y a pas cet aspect impersonnel d’un auditoire de 500 étudiants.


