Le master en interprétation
Le master en interprétation vise à former des interprètes de conférences de haut niveau qui pourront exercer leur activité dans les organisations internationales, comme fonctionnaires ou comme free-lance, ou sur le marché libre, très vaste dans la capitale européenne.
La formation s'étale sur deux ans :
Master 1
Le premier semestre du master 1 est commun aux traducteurs et aux interprètes et permet, grâce aux premiers cours d'initiation (interprétation consécutive, traduction à vue, interprétation de liaison) de se familiariser avec les techniques et les exigences de cette profession, et dès lors de valider leur motivation.
Au second semestre de master 1, les candidats qui confirment leur choix de l'interprétation approfondissent les techniques : cours de consécutive, de traduction à vue et de liaison, et commencent l'initiation à l'interprétation simultanée. Un test d'aptitude vérifie tant les capacités à réagir au stress et à l'imprévu que les acquis linguistiques indispensables.
Master 2
Le master 2 est consacré à la formation intensive en interprétation de conférence. Les cours sont donnés en majorité par des interprètes professionnels confirmés, dans des laboratoires d'interprétation à la pointe de la technologie.
Ils comportent 60h/année de consécutive et 60h/année de simultanée à partir de chacune des langues de travail vers la langue A. La formation en "retour" est prévue pour les candidats disposant d'une langue B. S'y ajoutent des cours d'exercices oraux vers ou en langue C, de liaison, de traduction à vue, de déontologie et une conférence simulée par semaine.
Les stages se déroulent à «micro fermé» dans les organisations telles que l'OTAN, l'UE, le Conseil de l'Europe ou l'ONU à Vienne. Les stagiaires apportent aussi leur concours actif aux conférences ou colloques organisés par des ONG ou des associations qui n'ont pas la possibilité de faire appel à des interprètes professionnels. Ces stages s'opèrent sous la supervision de professeurs ou d'interprètes chevronnés. Préparés avec soin, ils font l'objet d'une évaluation attentive.
Préparés aux concours des grandes organisations, les candidats présentent un examen final devant un jury professionnel d'interprètes AIIC et de représentants d'organisations internationales.
Master en interprétation pour russophones
Master en interprétation pour turcophones
Travail de fin d'études
L'étudiant prépare un travail de fin d'études (mémoire) et le défend devant un jury. Dès le début de master 1, l'étudiant est invité à proposer le sujet qu'il traitera sous la supervision d'un professeur. Le mémoire permet à l'étudiant de montrer sa faculté d'analyse, son esprit de synthèse, ses connaissances linguistiques et sa compréhension du domaine abordé. La défense du mémoire est la dernière épreuve de master 2.
Quelques exemples de mémoires récents
Programme des cours
Téléchargez ici la grille des cours du master en interprétation.
Les ECTS - European Credit Transfer System - reprenant la description complète et le contenu des cours de toutes les sections sont disponibles sur le site de la Haute Ecole Léonard de Vinci.
Responsable du département : Cécile Frogneux
Selon le classement de l'AIIC :
Langues actives :
- A : La langue maternelle de l'interprète (ou une autre langue rigoureusement équivalente à une langue maternelle), vers laquelle il travaille à partir de toutes ses autres langues de travail, dans les 2 modes d'interprétation: simultanée et consécutive. Tout membre doit avoir au moins une langue A, mais peut en avoir plusieurs.
- B : Langue dont l'interprète, sans qu'elle soit sa langue maternelle, a une maîtrise parfaite et vers laquelle il travaille à partir d'une ou plusieurs de ses autres langues. Certains interprètes ne travaillent vers cette langue que dans un des 2 modes d'interprétation.
Langues passives :
- C : Langue dont l'interprète a une compréhension totale et à partir de laquelle il travaille.


