Haute Ecole Léonard De Vinci
Pôle Louvain
M.E.T.S.
Doctorat en Traductologie

Interviews

Marie-Louise Aronson

Chef d'unité à l'ONU

Après une licence (master) en traduction (anglais/espagnol) à Marie Haps, Marie-Louise Aronson a également réussi une licence (master) en sociologie à l'UCL. Elle est actuellement chef de la section française des procès-verbaux de séances au siège des Nations Unies à New York.

J'ai eu la chance, dans mon parcours professionnel, de voyager beaucoup et de travailler sur quatre continents différents. Après mes études, j'ai d'abord travaillé au Canada, comme assistante à l'Université de Montréal. Ensuite, j'ai été professeur d'espagnol aux Comores en Afrique et puis professeur de français en Chine, au Japon et à Taiwan. C'est au Japon que j'ai commencé à travailler comme traducteur frere-lance avec une spécialisation en traduction technique. Revenue en Europe, je me suis installée comme traducteur free-lance à Paris, toujours en traduction technique. Je me suis spécialisée dans les domaines informatique, juridique, pharmaceutique et santé publique. En effet, c'est surtout quand on se spécialise qu'on se fait connaître. J'ai alors commencé à travailler pour les organisations internationales, en particulier l'Union Européenne et l'ONU. Finalement, après avoir réussi le concours, je suis entrée à l'ONU où je travaille toujours.

En quoi la formation que vous avez reçue à Marie Haps a-t-elle pu vous aider dans votre carrière ?

Marie Haps investit beaucoup dans les cours généraux qui permettent d'acquérir une vraie culture générale. Cela représente beaucoup de travail d'assimiler toutes ces données mais c'est aussi très enrichissant. Cela prépare bien au métier de traducteur qui exige beaucoup de polyvalence. Dans les cours généraux des études de traduction et d'interprétation, à Marie Haps, on retrouve toutes les grandes disciplines : histoire, philosophie, économie, etc.

Après Marie Haps, j'ai eu envie d'approfondir la sociologie. Grâce à ma licence en traduction, j'ai pu faire directement une licence en sociologie à l'UCL sans devoir refaire les candidatures. Quand j'étais à Pékin, j'ai utilisé des techniques de logopédie pour aider des étudiants chinois confrontés à des problèmes de prononciation…

Après ma rhéto, j'étais tiraillée entre plusieurs options : histoire, psychologie, langues…
J'ai beaucoup réfléchi. Finalement, je me suis dit : avec les langues, tu peux aller partout. Si tu es bonne en langues, tu trouveras toujours du travail… Je n'ai jamais regretté mon choix.

Quels sont les grands défis au niveau du métier de traducteur ?

Malheureusement, le premier défi, ce sont les contraintes budgétaires et donc les problèmes de sous-effectifs. Pour des raisons de coût, il y a une tendance à externaliser sans prévoir un réel contrôle de qualité. Pour avoir une traduction valable, il faut impérativement que le travail du traducteur soit contrôlé par un autre traducteur. C'est ce que l'on appelle la révision. Or, la révision est en train de disparaître pour des raisons budgétaires.
Un autre défi est dans la perte du multilinguisme. On évolue de plus en plus vers une situation où tout sera fait en anglais et où, par exemple, on ne traduira plus vers le français.
Par ailleurs, la qualité a énormément baissé ces dernières années. Cela devient de plus en plus difficile de trouver de bons traducteurs. Il y a vraiment pénurie de bons traducteurs. Forcément, on se les arrache et cela créé beaucoup de concurrence entre les organisations internationales…
Le dernier défi est lié à l'informatisation à outrance, au détriment de l'intelligence humaine. La traduction assistée par ordinateur peut être intéressante dans certains cas mais il y a un risque de voir certains aller jusqu'à la traduction totalement gérée par un ordinateur, ce qui est une énorme prise de risque.


Monique Bossuyt

Conseiller en Commerce Extérieur

Monique Bossuyt a décroché une Licence (Master) en Traduction (Anglais/Espagnol) en 1968. Elle s'est ensuite perfectionnée dans des programmes d'études "business" (Organisation et Gestion commerciales à l'Institut d'Administration des Entreprises, Séminaire de Perfectionnement aux Affaires (SBPA) de la Chambre de Commerce de Bruxelles et European Public Affairs and Lobbying)

Au moment de prendre sa prépension, elle était Directeur du Développement Economique International de Siemens Atea (aujourd'hui Nokia Siemens Networks) à Herentals et Bruxelles. Actuellement prépensionnée, elle est toujours Conseiller du Commerce Extérieur, un titre délivré par le Ministère des Affaires Etrangères. Elle est également Administrateur et Membre du Comité Exécutif de la CBL/ACP (Chambre de Commerce Belgique/Luxembourg-Afrique/Caraïbes/Pacifique) et Administrateur du CRAOM (Cercle Royal Africain et de l'Outre-Mer).

Quels sont, selon vous, les points forts de Marie Haps ?
Le large éventail et la grande diversité des matières enseignées qui donne une base de formation très large et permet donc un accès à diverses orientations professionnelles. La qualité des professeurs. Le nombre "manageable" d'étudiants et donc un suivi plus personnalisé.

En quoi le fait d'avoir étudié à Marie Haps vous a-t-il aidé dans votre carrière professionnelle ?
Marie Haps a été en ce qui me concerne un excellent tremplin pour, à partir du bagage linguistique et multidisciplinaire, m'orienter progressivement vers des fonctions commerciales et financières orientées vers l'exportation. En toile de fond, il y a aussi l'apport de valeurs telles que la rigueur, l'ouverture d'esprit et la flexibilité. Des "plus" qui caractérisent Marie Haps.

Une formation Marie Haps est-elle équivalente à une formation universitaire ?
Dans sa qualité certainement. Dans son contenu, une formation probablement moins approfondie vu le grand nombre de matières abordées. J'ignore comment ont évolué les cours donnés mais compte tenu de mon parcours professionnel, une formation plus approfondie dans les domaines économiques, financiers et de gestion des entreprises aurait certainement été bénéfique.

En  quoi le fait d'avoir d'abord étudié à Marie Haps vous a-t-il aidé pour réussir d'autres études ?
Mes études à Marie Haps ont constitué une excellente base multidisciplinaire avec l'apport indispensable de la connaissance de plusieurs langues.

 


Nicolas Bourguignon

Un traducteur qui aime la linguistique

Nicolas Bourguignon vient de décrocher en 2007 une Licence (Master) en Traduction. Ses langues de travail sont l'anglais et l'allemand. Il prépare actuellement un Doctorat en Linguistique à l'Université de Montréal (Canada).

Quels sont, selon vous, les points forts de Marie Haps ?
Etant tout d’abord une institution à taille humaine, Marie Haps assure un excellent suivi des étudiants, lesquels se sentent encadrés dès le début et jusqu’au terme de leurs études. Cela permet de gérer un grand nombre d’étudiants par classe en s’adaptant au niveau et aux progrès de chacun. Outre une formation linguistique solide et efficace, Marie Haps offre un large éventail de cours généraux et de formations parallèles de qualité (Module Jean Monnet, Cours du soir, conférences, etc.) permettant d’acquérir une vaste culture générale, indispensable au métier de traducteur ou d’interprète. Sont à souligner aussi la qualité des infrastructures ainsi que la disponibilité et l’investissement personnel du corps professoral.

En quoi le fait d'avoir étudié à Marie Haps vous a-t-il aidé dans votre carrière professionnelle ?
Ma formation m'a avant tout permis de poursuivre des études de troisième cycle dans deux universités importantes (Université de Montréal et Université catholique de Louvain), ce qui atteste bien entendu de la crédibilité de notre institut, y compris au-delà des frontières européennes. Parmi les valeurs transmises lors de mes études à Marie Haps, on peut sans nul doute citer l’importance du travail, de la rigueur, de la régularité, de l'esprit d’analyse et de synthèse, ainsi que le principe de "mise en doute permanente", préalable indispensable à la précision et à la qualité d’une traduction.

Une formation Marie Haps est-elle équivalente à une formation universitaire ?
Lors de l’étude de mon dossier en vue d’accéder aux études de troisième cycle à l'Université de Montréal et à l’UCL, aucun doute n’a été émis quant au niveau de la formation à Marie Haps. Il existe dès lors peu de différences entre Marie Haps et une université en terme de qualité d’enseignement. Les différences sont plutôt à chercher du côté des relations humaines et du suivi des étudiants, lesquels sont certainement plus développés à Marie Haps. En outre, on insiste davantage sur une certaine dimension pratique, que l’on ne retrouve pas nécessairement dans les grandes universités. J’ajouterais, pour les jeunes qui sortent du secondaire, qu’il ne faut jamais hésiter à se rendre sur place, que ce soit dans le cadre des "portes ouvertes" ou pendant l’année (ce que j’ai moi-même fait à plusieurs reprises). Bon nombre d’étudiants ont été convaincus en se rendant à Marie Haps avant même la fin de leurs études secondaires.